Mise en bouche

Quelques textes en exergue, quelques lignes apéritives, quelques mots, c'est tout.


Je veux
J'avais envie de vous dire mon appétit.
Je suis toujours mon envie. En ce moment, le désir de vous m’accapare pleinement, et je m'en régale. Cela ne veut pas dire qu'il en sera toujours ainsi, et vous devez l'accepter. Il peut m'arriver d'avoir envie de jouir, simplement. Le plus souvent, je préfère jouir seule et bien, que mal avec un homme qui ne connaît pas mes goûts, ou ne prête pas attention à mes envies, ou me laisse sur ma faim, ou encore, n'a pas une érection qui ne me laisse aucun doute sur son désir. 


Hurler des fleurs   
Il y a eu des errances, des allers sans retours, des émois incertains, de la force et du plaisir. Il y a eu de ces rencontres… La sagesse des grands voyages et la fragilité des peaux tatouées. 

Vous m’avez renversée sur la table ou vous m’avez chaviré le cœur, des moments où j’avais 15 ans, d’autres où j’en avais cinquante sans doute, je ne sais… Vous m’avez léchée, goûtée, amusée, abusée, abandonnée, convoitée, comblée. 


Cojones
Ma folie, c'est l'espoir. Et l'amour. Et le rêve. Et le désir. Et l'ivresse. Et la joie. Et le sel.
Je dis  ratakatakatakatakatakatak et claque des talons, en cambrant les reins et en te regardant dans les yeux. Je suis la louve. Je parle avec mes tripes, j’aime sans la tête et je baise avec l’appétit de l’ogresse. 


Pure
Un sexe. Ou un autre. Une peau, ou une autre. Impact.

Posséder un corps. A la portée de la première nuit venue. Dans l’abandon des tissus, dans le lit, sur une table, facile. Découvrir les saveurs, faire le tour du propriétaire, les goûts de savon et les yeux fermés, jouissance pauvre, éphémère de la curiosité. Certes les parfums sont différents, mais le voyage est ordinaire.

Si tu n’as que cela à offrir, passe ton chemin. Si tu crois que le désir c’est bander, et le plaisir suprême jouir sur mes cheveux... Passe ta route. Car tu n’as rien compris. Prends ton plaisir seul, dans tes mains ou dans un corps, mais ne me regarde pas, ne me souris pas, ne m’approche pas.


Sous la peau
Dans l’ombre du soir. Dans le silence. Dans la présence. J’approche  ta peau. J’effleure tes sourcils. Je dessine tes yeux. C’est doux. Tes lèvres.  Mon doigt sur tes lèvres. Mon doigt entre tes lèvres. Pulpes. Ta langue. Désir.


Que disent mes yeux sourires espoirs ?
Ma peau fait aïe craque peine quand tu ne me touches pas. Mets ton doigt sur ma bouche. Regarde le sourire dans mes yeux. J’ai attendu comme ébauche soleil frisson, comme odeur bouquet poison, comme voyage oubli baisons. Et là, tu mets tes mains autour de ma taille, presque sur mes fesses, tes pouces dans les poches de mon pantalon. 

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